4 innovations durables tout droit sorties de la science-fiction
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En savoir plusCSRD, CBAM, ISSB… Ces réglementations et référentiels ESG internationaux redéfinissent progressivement les règles du commerce mondial. Pourquoi les entreprises algériennes exportatrices doivent-elles s’y préparer dès aujourd’hui pour préserver leur accès aux marchés internationaux et renforcer leur compétitivité ?
Une entreprise algérienne qui exporte vers l’Union européenne n’a plus le luxe d’ignorer les acronymes qui structurent désormais la réglementation ESG européenne et internationale. CSRD, CBAM, GRI, ISSB, SASB : derrière ces sigles se cachent des exigences qui s’appliquent de plus en plus souvent, indirectement mais concrètement, aux fournisseurs situés hors de l’Union européenne.
La directive européenne sur le reporting de durabilité (CSRD) impose à un nombre croissant de grandes entreprises européennes de rendre compte de l’impact ESG de l’ensemble de leur chaîne de valeur, fournisseurs compris. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) cible directement les importateurs de produits à forte intensité carbone, comme l’acier, le ciment ou les engrais, et donc, par ricochet, leurs producteurs étrangers. Une entreprise algérienne exportatrice peut ainsi se voir demander des données qu’elle n’a jamais eu à produire jusque-là, simplement parce que son client européen y est lui-même contraint.
L’enjeu n’est pas de se conformer à l’ensemble de ces référentiels simultanément, ce qui serait disproportionné pour la majorité des entreprises. L’enjeu est de comprendre lequel de ces cadres est susceptible d’être exigé par ses clients ou partenaires, et de s’y préparer en conséquence. Une entreprise qui exporte de l’acier ou des engrais vers l’Europe a, par exemple, un intérêt direct à comprendre les mécanismes du CBAM et à documenter dès maintenant l’empreinte carbone de sa production.
À l’inverse, une entreprise qui cherche à attirer des investisseurs internationaux gagnera à structurer son reporting selon des logiques proches de l’ISSB, davantage tournées vers les attentes financières des investisseurs.
Les entreprises qui commencent dès aujourd’hui à structurer leurs données ESG, même de façon partielle, prennent une avance réelle sur celles qui attendront une demande explicite de leurs clients européens. Dans un contexte où l’accès aux marchés internationaux devient un objectif affirmé de la diversification économique algérienne, cette mise en conformité progressive constitue moins une contrainte qu’un investissement dans la compétitivité future.
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