L’Algérie accueille le bureau du Global Green Growth Institute
Découvrez ce que l’ouverture du bureau du GGGI à Alger représente pour la transition verte, l’innovation durable et les opportunités de coop...
En savoir plusDécouvrez les ambitions de Sonelgaz en matière d’énergies renouvelables, les objectifs solaires de l’Algérie et les défis de leur mise en œuvre.
Le solaire algérien fait régulièrement l’actualité, porté par des annonces ambitieuses : 3 200 mégawatts de capacité installée à court terme, puis 15 000 à 22 000 mégawatts à l’horizon 2030-2035. Ces objectifs, pilotés par le groupe Sonelgaz avec le soutien du ministère de l’Énergie, traduisent une volonté politique réelle.
La géographie joue en faveur de l’Algérie : la durée d’insolation dépasse 2000 heures par an sur la quasi-totalité du territoire, et atteint près de 3900 heures sur les hauts plateaux et au Sahara. Sur le plan théorique, peu de pays disposent d’un gisement solaire aussi favorable. C’est ce potentiel qui sous-tend les objectifs nationaux, régulièrement réaffirmés depuis le premier programme national de 2011.
Les chiffres les plus récents témoignent d’une dynamique en accélération : les volumes trimestriels de nouvelles capacités installées progressent, et les importations de panneaux solaires ont été multipliées par soixante-dix en un an. Pour autant, à la fin de l’année 2023, la capacité renouvelable totale installée avoisinait 686 mégawatts, sur une capacité de production électrique nationale dépassant 23 000 mégawatts.
Le groupe Sonelgaz ne limite pas sa stratégie à la demande nationale. Des perspectives d’exportation d’électricité renouvelable vers l’Europe, via un projet de liaison sous-marine avec l’Italie, ainsi que des partenariats énergétiques avec plusieurs pays africains, font désormais partie de la feuille de route affichée pour les prochaines années.
Cette trajectoire illustre une tension propre à de nombreuses transitions énergétiques nationales : des objectifs de long terme ambitieux et cohérents avec le potentiel naturel du pays, mais une mise en œuvre qui demande du temps, des investissements soutenus et une coordination institutionnelle renforcée. Pour les entreprises et investisseurs qui suivent ce dossier, la vigilance reste de mise sur le rythme réel d’exécution, davantage que sur les seuls objectifs annoncés.
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