Énergies renouvelables : Sonelgaz et la stratégie 2026
Découvrez les ambitions de Sonelgaz en matière d’énergies renouvelables, les objectifs solaires de l’Algérie et les défis de leur mise en œu...
En savoir plusAnalyse du retrait de l'Algérie de la liste grise du GAFI et de ses implications pour la transparence financière, l'attractivité des investissements et la gouvernance économique.
Réuni en session plénière à Paris, le Groupe d'action financière (GAFI) a acté à l'unanimité le retrait définitif de l'Algérie de sa liste des juridictions sous surveillance renforcée, communément appelée « liste grise ». Cette décision vient valider une refonte structurelle de deux ans visant à aligner le système financier national sur les meilleurs standards internationaux d'intégrité et de transparence.
Inscrite sur cette liste restrictive à la fin de l'année 2024, l'Algérie a mis en œuvre un plan d'action d'envergure. Le rapport d'évaluation finale adopté par l'instance multilatérale souligne des progrès notables et parfois en avance sur les calendriers initiaux, saluant l'implication des instances de régulation et la forte coordination interinstitutionnelle qui ont jalonné ce processus de normalisation.
Pour obtenir ce satisfecit des délégations internationales, les autorités financières et judiciaires ont structuré leur action autour d'ajustements législatifs rigoureux et de mécanismes opérationnels de contrôle. L'effort a principalement porté sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), répondant point par point aux exigences techniques du GAFI.
Parmi les mesures phares figurent le renforcement du protocole de déclaration des opérations suspectes et l'établissement d'un cadre juridique strict dédié aux sanctions financières ciblées. De plus, un dispositif robuste permettant d'identifier la traçabilité des bénéficiaires effectifs des entités morales a été instauré, comblant ainsi un axe de vulnérabilité majeur.
La stratégie de conformité s'est également déployée sur des marchés sectoriels spécifiques. À titre d'exemple, le marché de l'or et des métaux précieux a fait l'objet d'une intégration dans un système de traçabilité numérique obligatoire. Les opérateurs du secteur sont désormais assujettis à des obligations de déclaration fiscale via des connexions IP fixes, réduisant de manière significative les risques liés aux circuits de capitaux informels.
L'approche purement textuelle a été doublée d'un renforcement de l'exercice de supervision sur le terrain. Les autorités de régulation, notamment la Banque d'Algérie, ont adopté un modèle de supervision basé sur les risques. Ce cadre inclut la mise en œuvre d'inspections régulières et l'application de sanctions administratives et financières définies comme proportionnées, dissuasives et effectives par les observateurs internationaux.
Ainsi, le retrait de cette liste modifie positivement la perception du risque pays à travers trois leviers principaux :
En s'alignant de façon pérenne sur les recommandations du GAFI, le marché financier national consolide sa crédibilité institutionnelle. Pour les acteurs économiques engagés dans des stratégies de finance durable et de conformité stricte, ce nouveau positionnement redéfinit favorablement l'évaluation du risque de gouvernance globale du pays.
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